L’objection de conscience

Une leçon à tirer des débats sur la loi Taubira : L’OBJECTION DE CONSCIENCE. Les débats à l’Assemblée Nationale sur la loi pour le mariage des personnes de même sexe ont montré que les tenants de la loi usaient systématiquement d’un vocabulaire subverti, qui leur permet d’instiller les principaux éléments de leur idéologie.

Par Rémi Sentis président de la Fédération des Associations Familiales Catholiques des Hauts-de-Seine.

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Le vote de la loi Taubira en première lecture le 12 février 2013 marque une rupture historique entre la majorité parlementaire actuelle et la majorité des familles. Et quand le sénateur P.S. Jean-Pierre Michel affirme « Ce qui est juste, c’est ce que dit la loi. La loi ne se pas réfère à un ordre naturel, mais à un rapport de force à un moment donné », les Français savent bien, eux, que la légitimité d’une loi est liée à son adéquation à un Droit supérieur, ici celui des enfants à pouvoir bénéficier de l’altérité sexuelle de leurs parents ; d’ailleurs seuls 39% des Français approuvent le vote issu du rapport de force du 12 février [1].
P { margin-bottom: 0.21cm; }P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt; }A.sdfootnoteanc { font-size: 57 De plus les débats ont montré que les tenants de la loi usaient systématiquement d’un vocabulaire subverti, qui leur permet d’instiller les principaux éléments de leur idéologie. C’est pourquoi il convient d’être vigilant quant au vocabulaire utilisé par les administrations et les politiques ; et de faire valoir notre droit à l’objection de conscience si celui-ci est utilisé à l’Ecole devant nos enfants. Détaillons quelques unes de ces expressions.
Famille homosexuelle. Un famille, au sens de la famille nucléaire, est soit un couple (c’est-à-dire selon Littré, un homme et une femme) dont les membres se sont engagés l’un vis-à-vis de l’autre ainsi que leurs enfants éventuels ; soit une personne avec son ou ses enfants. Quand certains parlent d’une « famille homosexuelle », il s’agit en fait d’une femme ayant un enfant et vivant (plus ou moins fréquemment) avec sa compagne [ou bien un homme avec son compagnon].

Homoparentalité. Cette expression est utilisée avec l’idée que la compagne de la mère d’un enfant peut être considérée comme un deuxième parent. Et donc qu’ «une seconde mère» peut remplacer un père. Mais de quel droit peut-on laisser penser cela à un enfant ? Il est symptomatique que dans le même article (cf. Esprit, févr. 2013) la sociologue Irène Théry utilise ce terme huit fois et en vienne à proposer une réforme de l’adoption plénière qui conduirait à sa disparition.

L’homophobie. Ce mot qui apparaît, semble-t-il, dans le vocabulaire ministériel en novembre 2001 serait « une attitude ou un acte qui exprime la haine d’unepersonne en raison de son homosexualité ». Mais si c’est cela, pourquoi ne pas employer cette périphrase plutôt que ce mot étrange qui n’est pas défini dans les dictionnaires et qui peut désigner tout et n’importe quoi (par exemple tout argument contre la soi-disante égalité vis-à-vis du mariage). Ce terme fourre-tout est d’ailleurs utilisé six fois par Vincent Peillon dans sa lettre du 4 janvier 2013 ; un habile glissement sémantique lui permet d’insinuer que les débats sur la loi Taubira dans les établissements privés peuvent se traduire « par des phénomènes de rejets ou de stigmatisation homophobes ». Ainsi affirmer qu’un enfant mérite de bénéficier de l’altérité sexuelle de ses parents peut être assimilé à un propos homophobe. Il faut avoir ces références à l’esprit quand le Ministère parle de« lutte contre l’homophobie ».

De même, le terme de préjugés homophobesa été utilisé abondamment, ce qui permet de ne pas justifier ses prises de position ; par exemple J.M. Ayrault décide que « Toutes les administrations de l’Etat … et en particulier les enseignants, seront sensibilisés sur cet objectif d’égalité et de lutte contre tous les préjugés homophobes ». C’est grâce à ce vocabulaire que, comme le dit V. Peillon dans sa lettre du 4 janvier, «le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités» concernant le mariage et la filiation ; et logiquement la lutte contre l’homophobie sera l’objet de nombreuses «actions de prévention» dans les écoles.

L’identité hétérosexuelle.Ce terme laisse supposer que la population peut être répartie en deux sous-ensembles ayant soit « l’identité hétérosexuelle » soit « l’identité homosexuelle ». Il peut exister des tendances homosexuelles plus ou moins ancrées chez l’individu, mais cela ne constitue pas une identité stricto sensu. Sur le site « ligne Azur » recommandé par le ministre de l’Education et sur le site officiel du ministère, on trouve ainsi la « Brochure homophobie » où l’on peut lire un conseil d’un expert, M. Castaneda, relatif au questionnement des parents vis-à-vis de l’homosexualité de leur enfant « Cela implique de la part des parents un deuil de l’identité hétérosexuelle inculquée à leur enfant mais aussi de renoncer à un projet de vie longuement préparé».Un problème aussi délicat et intime que celui qui est évoqué ici engendre une souffrance réelle chez les parents ; si un deuil peut être entrepris pour un enfant de 25 à 30 ans, envisager de tenir de tels propos à des parents d’un enfant de 16 ou 17 ans – âge de toutes les ambiguïtés et de toutes les fragilités – est renversant. C’est peut-être grâce de telles références que l’on peut comprendre le sens de la décision d’imposer à l’Ecole une « morale laïque » qui se veut « indépendante de tout déterminisme familial ».

De nombreux autres termes sont symptomatiques d’une idéologie qui vise à déconstruire la famille et in finele mariage lui-même : les « violences de genre », les « stéréotypes de genre », le « mariage » homosexuel, etc..

Conclusion. P { margin-bottom: 0.21cm;La création de nombreux « droits » nouveaux en germe dans cette loi (PMA, GPA,…) ainsi que la dévalorisation de la paternité seront à l’origine deprofondes divisions dans notre trop fragile société ; cela agrandira le fossé communautariste, comme cela se voit déjà aux Pays-Bas et en Belgique ; finalement cela risque de générer des sentiments hostiles à la communauté homosexuelle (c’est sans doute pourquoi beaucoup de personnes homosexuelles sont opposées à cette loi).

Le consensus n’est plus possible avec le personnel politique de l’actuelle majorité et avec certains hauts fonctionnaires de l’Education Nationale. Nous devons faire preuve de vigilance et de fermeté vis-à-vis de positions administratives idéologiques, mais notre Espérance est intacte : en effet l’amour de l’homme et de la femme – étant à l’image de Dieu – est irremplaçable.
Rémi Sentis
président de la Fédération des Associations Familiales Catholiques des Hauts-de-Seine.


[1] Sondage IFOP effectué entre le 12 et 14/02/2013 à la demande de Alliance VITA.

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