IVG : Interdire tout discours différent

Nous relayons ici le communiqué de presse émis par l’Association sos-detresse/ivg.net et la Fédération AFC du 78 (version étendue)
Concernant l’IVG, Vallaud-Belkacem veut imposer un discours unique et veut combattre avec tous les moyens de l’Etat toute pensée dissidente.
Parce que cette question relève de l’éthique et de la vie intime, nous dénonçons l’emploi des moyens de l’Etat pour imposer un site unique, une pensée unique ; et la légitimité de campagnes publicitaires institutionnelles visant à faire taire tous les discours non-conformes.

IVG : Imposer un discours unique.
La presse a largement relayé le rapport écrit à la demande de N. Vallaud-Belkacem par le Haut Conseil à l’Egalité femmes/hommes (HCEfh), lequel souhaite d’abord « empêcher ou limiter une information biaisée sur l’IVG » sur internet. L’information « biaisée» dont parle ce Haut Conseil (où le Planning Familial est sur-représenté) est celle que les internautes retrouvent sur le site ivg.netet les autres sites d’écoute du même esprit, car ils contiennent des mises en garde sur les conséquences physiques et psychologiques de l’IVG.


Dans la foulée des recommandations de ce rapport, la ministre a décidé de mettre place un centre d’écoute anonyme et gratuit avec un numéro à 4 chiffres, dédié à l’avortement. Ce centre couplé à un site internet sera animé par une équipe nationale bénéficiant « d’un partenariat entre l’Etat et un collectif d’associations». Il y sera délivré « un message volontariste» sur l’IVG, ce qui permettra de « garantir l’exercice du droit à l’avortement par les femmes ». Pour soutenir ce site et ce centre d’écoute, des campagnes publicitaires nationales seront lancées, tout cela grâce à l’argent public. Ainsi, des dizaines d’agents de l’Etat et de membres d’associations dûment subventionnées seront employés pour répondre aux personnes appelantes qu’il suffit de rendre au centre d’orthogénie le plus proche et « qu’une sexualité épanouissante implique que la contraception et l’avortement soient considérés comme des composants de la liberté à disposer de son corps ».

En fait, ivg.net (spécialement mis en cause, car premier site référencé sur Google) renvoie à un numéro vert géré par une association qui opère bénévolement avec un travail d’écoute et de soutien. Sans aucune publicité, une petite équipe d’écoutantes compétentes et formées font face à plus de 400 appels par mois de la part de jeunes femmes qui s’interrogent avant de prendre la décision d’avorter ; souvent il est rappelé que l’IVG n’est pas un acte médical anodin et qu’il peut avoir des conséquences très néfastes notamment au plan psychologique. II est à noter que ce type d’entretien correspond à ce que prévoyait initialement la loi Veil.

 Après plusieurs émissions de télévision (Public-Sénat, France 5, France 2,..) stigmatisant ce site qui bafouait le « droit à l’avortement » et voyant que le référencement du site ne baissait pas, le Planning Familial a demandé au début 2013 à notre ministre-militante de faire régner l’ordre. Dans son rapport, le HCEfh se charge de l‘attaque : les jeunes femmes qui appellent le numéro du site se retrouveraient « dans une situation émotionnelle délicate » quand elles évoquent leur motivation pour avorter ; cela les conduirait à « se culpabiliser » (bien sûr, jamais n’est évoqué le fait que la dite situation émotionnelle est aussi liée aux situations affectives, aux pressions, aux violences parfois venant de leur entourage).

Le rapport du HCEfh écrit de façon symptomatique que « le financement d’un numéro vert, d’une équipe d’animation … sont autant d’éléments qui semblent attester de moyens dédiés significatifs ». Il ne leur vient pas à l’idée que puisse s’établir une relation de confiance entre des jeunes femmes désorientées et des mères de famille bénévoles. Pour le HCEfh et N. Vallaud-Belkacem, seuls des salariés d’associations dûment  encadrées par l’Etat peuvent délivrer un message conforme « aux droits sexuels et reproductifs ».




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Parce que ce sujet relève de l’éthique et de la vie intime, nous dénonçons l’emploi des moyens de l’Etat pour imposer un site unique, une pensée unique ; et la légitimité de campagnes publicitaires institutionnelles visant à faire taire tous les discours non-conformes.

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