rapport Estrela sexualite holistique

Résolution Estrela. Education holistique à la sexualité.
 L’action des lobbies européens.
Outre la remise en cause de l’objection de conscience des médecins et la tentative d’obstruction de  l’Initiative Citoyenne « Un de nous », la résolution Estrela, soumise au Parlement Européen et repoussée de justesse (par 334 voix contre 327 ce 10 décembre), consacrait un chapitre entier de ses recommandations aux questions relevant de l’éducation sexuelle.

Elle vise en fait à promouvoir une vision idéologique de la sexualité dans laquelle les parents seront progressivement évacués. Et cela en connexion avec la publication par l’O.M.S.- Europe d’un inquiétant document sur les « Normes pour l’éducation à la sexualité ».   
Pour les lobbies à l’origine de ces textes, il s’agit de formater les enfants selon l’idéologie de la sexualité hygiéniste.

Sous couvert d’éducation en matière de santé et droits sexuels et génésiques[1] cette résolution Estrela a une visée idéologique claire. 
Précisement, les aspects caractéristiques sont le suivants.

i) Il faut « veiller à ce que ces informations portent sur différentes méthodes de planification et de consultation familiale … à ce qu’elles couvrent également les opérations de changement de sexe, et fournissent des indications neutres et scientifiquement exactes sur les services d’avortement. » (§41)

ii) Pour elle « la participation des jeunes, en coopération avec d’autres protagonistes, comme les parents, a l’élaboration,  la mise en oeuvre et l’évaluation des programmes est essentielle pour qu’une éducation sexuelle intégrale soit efficace; [il faut] encourager le recours à des éducateurs de même âge pour prodiguer l’éducation sexuelle afin de favoriser l’autonomisation » « L’éducation sexuelle doit être mise en oeuvre de manière holistique, fondée sur des droits et positive» (§42 et 44)

iii) Il faut « veiller a ce que les enfants et les jeunes puissent jouir de leur droit de rechercher, de recevoir et de transmettre des informations relatives à la sexualité, y compris en matière d’orientation sexuelle, d’identité sexuelle et d’expression du genre » (§50)

iv) « L’éducation sexuelle doit inclure des informations non discriminatoires et donner une image positive des personnes LGBTI, afin de soutenir et de protéger effectivement les droits des personnes LGBTI » (§53)

A travers l’expression de mise en oeuvre holistique, on voit le parallèle avec le texte publié par la section Europe de l’OMS. 
( http://www.oif.ac.at/fileadmin/OEIF/andere_Publikationen/WHO_BZgA_Standards.pdf)

La rédaction de ce document a été confiée à une commission dont de nombreux membres sont affiliés au planning familial et à la très militante AIDS. Dans son introduction, le ton est donné  «  L’éducation  à une sexualité holistique donne aux enfants et aux jeunes des informations non baisées et scientifiquement corrects sur tous les aspects de la sexualité et en même temps les aide à développer les clés pour agir selon ces informations ». Puis, le rapport évoque la façon dont il faut parler de sexualité aux enfants

Avant 4 ans, il estprescrit l’apprentissage de « la jouissance et du plaisir quand nous touchons notre propre corps » (ce qui renvoie à une notion bizarre de masturbation infantile). Cette période de l’enfance serait appropriée pour « la découverte de son corps et en particulier des organes génitaux » par exemple quand on “joue au docteur ».

Entre 4 et 9 ans, nos enfants doivent entendre « parler de sujets sexuels », explorer les « relations du même sexe » et « consolider l’identité de genre » et les experts de l’OMS soutiennent que nos enfants sont prêts pour connaître et défendre les « droits sexuels des garçons et des filles ». Entre 9 et 12, les enfants doivent être alertés sur le problème que représente une grossesse imprévue ainsi que les enjeux qui y sont liés : l’éducation des enfants, la planification familiale, le choix d’un projet de vie, la contraception, l’interruption de grossesse (!) et il est recommandable que les enfants sachent où trouver des contraceptifs.

Entre 9 et 15 ans, l’OMS suggère que le gouvernement avertisse nos enfants quant à l’obstacle que représenterait la religion chrétienne pour la jouissance et le plaisir sexuel. À 15 ans, il convient d’ouvrir les adolescents aux diverses réalités sexuelles… Autrement dit, l’école doit leur suggérer la possibilité de l’homosexualité, de la bisexualité et autres pratiques… Ce serait également l’âge adéquat pour avoir des informations sur « les relations sexuelles tarifées, l’addiction au sexe « .

Cet enseignement serait donné dans un contexte ludique où des images à caractères pornographiques pourraient servir de bases pédagogiques (voir par exemple les images pornos sur le site suisse : choisirlavie.ch/original/index.php/sexualisation-ecole-obligatoire).

Mais surtout, pour l’éducation à la sexualité (qui remplace dorénavant la classique éducation affective et sexuelle), il est mentionné que les parents n’en sont plus que des « sources informelles » ; alors que les professionnels sont la « source formelle » et « scientifique » de cette éducation qui devrait maintenant se conformer à des normes venus des experts autoproclammés. On insiste tout au long de ce long document de 80 pages sur les différents rôles des professionnels, mais il est clairement mentionné qu’ils doivent s’abstenir du jugement de valeurs[2] et que cette éducation s’insère dans un concept flou de « citoyenneté intime » où l’orientation sexuelle est fondamentale de même que la négociation morale[3].

Que ce soit dans le rapport Estrela ou le document OMS, au nom d’une activité éducative dite scientifique, on veut surtout contourner les responsabilités éducatives des parents et évacuer toute possibilité de références morales.
Il s’agit de formater les enfants selon une idéologie où la sexualité est considérée essentiellement sous l’angle hygiéniste. 



[1]  Dans ce texte (et les autres de même type) on définit la santé  sexuelle comme « un état de bien être physique, émotionnel, mental et  social  en relation  avec  la  sexualité, et non pas simplement l’absence de maladies, de dysfonctionnements  ou  d’infirmités ; elle  requiert…  la  possibilité  d’avoir  des expériences  sexuelles  agréables  et  sûres,  sans  contrainte,  discrimination  et  violence »
[2] Selon le vocabulaire des organisations dans la mouvance ONU, l’éducation à la sexualité doit « être adaptée à l’âge, culturellement pertinente et fondée sur une information scientifiquement précise, réaliste et s’abstenant de jugements de valeur ». (Unesco 2009)
[3] The concept of “intimate citizenship” (describing the realization of civil rights in civil society) is based on the principle of moral negotiation. Apart from sexuality, it covers sexual preferences, sexual orientations, differing versions of masculinity and femininity, various forms of relationship and various ways in which parents and children live together.

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