Affaire Gerson, la campagne anti-catho continue.

En ce début septembre, Libération tombe le masque. Dan son édition web du 4/09/14, le journal ne digère pas que « l’enquête de l’inspection générale de l’Education nationale présente ses conclusions. Bilan : ‘Aucune atteinte à la liberté de conscience des élèves ne peut être constatée au lycée Gerson, pas plus que dans le reste de l’établissement’.»

Il utilise sa technique habituelle de source anonymes qui permet d’affirmer n’importe quoi sans risquer d’être contredit : « Plusieurs hauts responsables des milieux catholiques, sous couvert d’anonymat, dénoncent aussi ‘l’ambiance et le pilotage’ du groupe scolaire… ‘C’est vrai que l’extrême droite catholique a gagné en influence à Gerson’, explique une de nos sources … La radicalisation idéologique et confessionnelle serait bien plus avancée que ce qui émerge en surface. »  « Ceux qui ne partagent pas la ligne de la direction font tout pour obtenir leur mutation. Sous couvert d’anonymat, ils sont nombreux à raconter les vexations, pressions insidieuses et autres chantages aux emplois du temps. »

Le journal avait pris une part active à la campagne contre la nouvelle direction de Gerson en contribuant à la manipulation médiatique du lundi 14 avril commencée sur Europe-1. Son but est toujours d’intimider la hiérarchie catholique «La direction diocésaine de l’enseignement catholique parisien, qui n’a de toute façon pas le pouvoir de démettre [le directeur] de son poste, lui affiche toujours son soutien … Mais au sein des milieux catholiques, on espère un tout autre dénouement. » est-il benoitement écrit.

Comme nous l’avions dit dans notre tribune du mois de mai (cf. ci-dessous) les combats contre le caractère propre de nos établissements continuent ; ils sont soutenus par une certaine presse et par des syndicats de l’Enseignement privé (CGT, CFDT et même une partie de la CFTC) qui ne digèrent pas que la grande majorité du monde catholique se mobilise contre l’idéologie de l’indifférenciation sexuelle et pour une saine vision de la filiation.

TEXTE de la mi-mai

Avec un peu de recul, il est instructif de revenir sur l’affaire Gerson lancée le 14 avril par Europe1 sur la base de témoignages anonymes. On en sait un peu plus sur le déroulement de cette affaire. A l’origine, il y a quelques professeurs et un petit groupe de parents d’élèves qui jugent que la nouvelle direction de l’établissement prend des positions un peu trop « catho » ; l’un de ces parents est proche d’un cadre très influant d’un grand journal (de gauche) ce qui lui permet d’agir auprès d’Europe-1 pour faire passer les témoignages anonymes du 14 avril.

De plus les professeurs en question sont soutenus au niveau de l’académie par un syndicat de l’Enseignement privé, la FEP-CFDT ; sa secrétaire générale diffuse un communiqué en utilisant un vocabulaire fantasmatique « Clairement, on veut faire de cette école un établissement Opus Dei et faire partir ceux qui s’y opposeraient » et en relayant les récriminations d’anciennes employées « le harcèlement dans l’établissement prend toutes les formes .. insultes, chantage ». Tous ces propos sont complaisamment repris par l’agence AFP qui n’hésite pas à parler d’actions occultes de l’Opus Dei et des membres d’Alliance Vita présentés comme ultra intégriste, etc..

Le lendemain 15 avril, la Direction diocésaine de l’Enseignement Catholique publie en urgence un communiqué de réponse mais sans relever les ambiguïtés de l’affaire (trop grande confiance envers la FEP-CFDT ?). Puis le Ministère de l’Education Nationale intervient en indiquant qu’il va diligenter une enquête sur les « dysfonctionnements au sein de l’établissement ».

Mais, le 17 avril, le Cardinal Vingt-Trois après avoir eu accès aux informations fiables sur la réalité de la situation au Lycée, remet les choses en place « on ne peut pas faire un procès d’intention à un établissement catholique de se déclarer catholique », et souligne « que des désaccords au sein d’un établissement scolaire soient utilisés pour une campagne d’opinion dans la presse n’est pas très sain. On ne peut pas reconnaître un caractère propre aux établissements catholiques et leur demander de ne pas affirmer ce caractère propre dans leur pédagogie ». La Direction diocésaine rappelle alors qu’un établissement catholique a un caractère propre reconnu par la loi et s’étonne que la Mairie de Paris en appelle à la « neutralité de l’éducation » : « On ne peut pas reprocher à un établissement catholique d’être catholique dans son action éducative. C’est cette action que soutient la Direction diocésaine dans ses 144 établissements… comme elle continue de le faire à Gerson, en dépit des tensions actuelles qui devront trouver leur résolution en interne et non pas dans un débat public ».

Cependant, la gauche sectaire ne désarme pas. Elle n’hésite pas à user du mensonge ainsi de l’article du Nouvel Obs du 24 avril (affirmant par exemple que l’on voulait obliger tous les élèves à se confesser) ou des dépêches de l’AFP (qui prête à la direction diocésaine des propos qu’elle n’a pas tenus). Elle ne craint pas l’utilisation d’arguments ridicules (comme le prix de la cantine ou des opérations financières) et essaye aussi l’intimidation comme dans la gesticulation de la Mairie de Paris.

Il est intéressant de noter que cette affaire a éclaté peu après la diatribe de Libération contre les évêques avec ce titre en Une « L’Eglise pèche à l’extrême droite ». Dans les deux cas, il s’agit de semer la division au sein de l’Ecole Catholique, d’intimider la hiérarchie et de tenter de l’empêcher de soutenir les laïcs qui tentent de promouvoir dans la vie publique une vision de la famille conforme à l’enseignement de l’Eglise (et de s’opposer aux dérives sociétales du gouvernement).

Quelles leçons tirer de cette affaire ? D’une part, les catholiques doivent rester unis et rappeler le caractère propre de leur Ecole face aux attaques qui ne manqueront d’arriver prochainement. D’autre part, ils doivent être lucides sur la mauvaise foi des campagnes de presse lancées par un certain monde médiatique et destinées en particulier à empêcher l’Ecole Catholique de marquer sa défiance vis-à-vis de l’idéologie du genre.

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