Ivg : Toujours plus de banalisation

par Marie Philippe, prés. de l’antenne d’écoute ivg.net 

Une fois de plus, le 8 avril à l’Assemblée, on a pu voir l’obstination avec laquelle les socialistes veulent banaliser toujours plus l’avortement avec le vote d’un amendement autorisant les centres de santé à pratiquer des avortements chirurgicaux (conduisant bien sûr à de nouveaux investissements aux frais du contribuable) et surtout le vote de l’amendement Coutelle visant à la suppression du délai de réflexion…

Pour les socialistes, imposer un délai de réflexion avant une IVG serait « infantilisant » et laisserait penser « que ce dernier ne constitue pas un droit normal » (comme si un délai obligatoire de réflexion ne faisait pas partie des procédures classiques). Et Brigitte Allain de s’exclamer en parlant de la femme qui veut avorter : «À quoi servent donc ces jours supplémentaires de réflexion si ce n’est à la culpabiliser ? C’est un acte moraliste ! Or, la loi n’est pas conçue pour faire la morale ». Quant à Catherine Coutelle, elle affirme : « [l’IVG] n’aura pas lieu dès le premier rendez-vous. Elle ne pourra pas avorter simplement après avoir pris un rendez-vous par téléphone – à condition qu’on ne l’ait pas culpabilisée par téléphone, parce que cela arrive encore, à de nombreuses reprises, nous en avons des témoignages. Cette femme prendra donc un deuxième rendez-vous, avant lequel elle aura à sa disposition toutes les informations. »

Passons sur cette dernière assertion qui est une contre-vérité telle que seuls les militants du Planning-Familial peuvent proférer. Dans la rhétorique socialiste, l’IVG doit faire partie des actes médicaux « normaux » en interdisant surtout de faire une mise en garde de la femme sur les séquelles psychologiques au motif que cela « culpabiliserait ». Une discussion avec une personne ayant l’expérience de ces situations ne peut que nuire à l’exercice d’un droit considéré comme primordial.

Sur notre antenne d’écoute téléphonique via le site http://www.ivg.net (que Madame Coutelle et ses amis voudraient tant faire taire) nous entendons tous les jours des femmes qui sont très ambivalentes à l’annonce d’une grossesse par toujours bien désirée. Le « désir » de grossesse n’est pas une attitude binaire car l’accueil (ou non) de la vie, touche les racines les plus profondes de la jeune femme et il faut parfois plusieurs jours pour réaliser tous les aspects positifs de la grossesse.

Souvent, les femmes font face aux pressions de leur compagnon ou de leur famille. On ajoutera encore plus à leur détresse et leur angoisse, si elles ne peuvent même plus bénéficier de la protection d’un délai obligatoire de quelques jours. Pour nos progressistes, un peu plus de temps de réflexion ne permettrait même pas à une femme d’échapper aux contraintes exercées par l’entourage avant une IVG (M. Touraine n’a-t-elle pas déclaré «qu’un délai ne serait pas efficace pour sortir une femme de la domination » ?). Nous sommes témoins quotidiennement de nombreuses situations de violence subies par les femmes. Et nous savons que quelques jours consacrés au dialogue conjugal permettaient de ramener un peu de calme. On peut toujours exercer sa liberté si on a la possibilité de prendre du champ et un peu de recul. Cela n’est pas infantilisant de d’imposer un délai de réflexion pour l’achat d’un voiture ou d’un canapé. Supprimer son propre fœtus me semble un acte plus sérieux.

En fait, nos socialistes ont une profonde détestation de ce qu’ils considèrent comme la morale familiale et donc «  bourgeoise ». Ils pensent que dans l’ordre de la sexualité, toute relation est bonne : c’est ce qu’ils expriment en invoquant « l’égalité des droits ». L’hyper-banalisation de l’avortement permettrait à la femme selon eux de se libérer de notre culture multiséculaire de la responsabilité de nos actes y compris dans le domaine de la sexualité.

« Il y a un acharnement militant pour banaliser cet acte, regrette Hervé Mariton. C’est un choix difficile que la République permet d’effectuer mais qu’il ne faut pas transformer en acte banal ». Il conviendrait que les députés de droite et du centre se mobilisent contre cette dépersonnalisation et prenne conscience de la nécessité de soutenir toutes les initiatives sociales ou associatives qui aident les femmes enceintes en situation de détresse à « accueillir » la vie et donc leur enfant.

Une réflexion sur “Ivg : Toujours plus de banalisation

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