Malaise après le soutien inconsidérée de l’Apel nationale à la réforme du collège

Reprise de l’article de Cl. Hamon (Famille Chrétienne.fr)

Après un vote massif des parents de l’Apel locale des établissements des Maristes de Lyon, (lors d’une assemblée réunissant plusieurs centaines d’entre eux début septembre) la décision a été prise de rompre provisoirement avec l’ UNApel (Apel nationale). Selon le communiqué de presse « il est ressorti du vote des adhérents que l’UNApel a outrepassé sa mission en soutenant la réforme du collège sans la moindre consultation des parents, explique Philippe Laporte, le président de l’Apel de Sainte-Marie Lyon. Mais aussi sans faire la vérité sur les implications profondes de celle-ci et ce, malgré l’intensité du débat public et l’indignation d’autorités les plus reconnues. Et en acceptant sans protester la violence d’un décret au mépris des principes élémentaires du débat démocratique et parlementaire. » Il tient aussi à rappeler l’attachement des parents à l’Enseignement catholique et leur souhait de « retrouver au plus vite une Apel à l’écoute de ses adhérents ».

L’UNApel n’a pas vu venir l’incompréhension suscitée par son soutien appuyé à la réforme du collège chez ses propres adhérents. Dans son numéro de mai/juin, en pleine monté en puissance de la contestation, le magazine de l’Apel nationale Famille et Éducation avait même enfoncé le clou, en balayant d’un revers de manche « les esprits chagrins [qui] s’échinent à détricoter les mesures annoncées par la ministre de l’Éducation nationale pour réformer le collège », y voyant pour sa part « de vraies réponses à des attentes fortes souvent exprimées par les parents ».

Faute d’explications et de débat, l’incompréhension des adhérents hostiles à la réforme a gonflé au fil des mois. Il n’est plus rare que des parents très engagés dans leur Apel d’établissement se plaignent d’une déconnexion avec les préoccupations du siège de la rue Saint-Jacques à Paris, accusé de faire sa vie tout seul…

Un autre incident a suscité l’incompréhension avant l’été dans le magazine Famille & Éducation : le dossier sur l’éducation affective et sexuelle des jeunes, jugé démobilisant par un certain nombre de parents, au point que le numéro de rentrée a dû compléter la donne en rappelant l’importance du rôle des parents et en mentionnant « le discours de l’Église sur ce sujet ».

Depuis le printemps dernier, d’autres établissements à Paris notamment réfléchissent également à quitter le bureau national de l’Apel. « C’est très technique et politique, confie l’un d’eux, mais l’intention est ferme de faire quelque chose sans mettre en porte à faux la direction de nos établissements. » « C’est très tendu, confie un autre, l’Apel doit mieux communiquer sur ses missions pour que les parents en voient vraiment les fruits, car dans nos établissements, nous sommes nombreux à nous dire : pourquoi cotiser à une association qui dit le contraire de ce qu’on pense sans nous consulter ? »

Cl. Hamon (Famille C.)

Le fond du problème, on le voit quand Christophe Abraham, le secrétaire général adjoint de l’UNApel, affirme «  L’Apel est non confessionnelle, mais nous soutenons très clairement le caractère propre de l’Enseignement catholique ». C’est de là que vient le malaise : l’Apel dans un établissement catholique se doit d’être dans la ligne de la doctrine sociale de l’Eglise et le caractère propre doit être sa référence constante et non pas faire l’objet d’un simple « soutien ».

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