La loi Santé est vraiment dangereuse.

Les décrets pris Marisol Tourraine sont en décalage complet avec les règles de sécurité sanitaire. Quelles seront les conséquences de ces mesures sur la fertilité des femmes ? La Ministre ne s’en préoccupe absolument pas : elle ne sera plus là.

* Concernant la pilule du lendemain. Jusqu’à présent, les restrictions en limitaient l’intervention de l’infirmier scolaire en cas de difficultés d’accès à un médecin, aux situations de détresse caractérisée et ce dernier pouvait au moins avertir des dangers de ce produit. Désormais, elle sera en accès libre pour les mineures dans tous les lycées/collèges, sans que les parents en soient informés.

Il est à noter que le ministère avait précédemment ouvert la gratuité des moyens de contraceptions pour les mineures de plus de 15 ans, supprimé l’avance de frais pour les consultations ou les examens de biologie liés à la contraception et facilité la contraception d’urgence pour les étudiantes.

Officiellement, ces mesures d’élargissement visaient à réduire le nombre d’avortements. Or, constate Florence Taboulet (professeur de droit pharmaceutique et d’économie de la santé à Toulouse) « au cours des quinze dernières années, l’augmentation des dispensations gratuites de ces médicaments n’est pas corrélée à une diminution du nombre d’IVG chez les mineures. Au contraire, sur la période considérée, ce nombre a même augmenté » (cf. Rapport IGAS de 2009).

Cela s’est de plus accompagné d’une banalisation du recours à la pilule du lendemain que les adolescentes prennent sans savoir que la dose d’hormones sexuelles administrée en un jour, en l’absence de toute intervention d’un médecin, est jusqu’à 50 fois plus élevée qu’une pilule ordinaire. « Cette politique, peu respectueuse de la protection de la santé des jeunes filles et sans doute contre-productive à de nombreux égards, devrait être complètement révisée pour qu’à l’autonomie soit réellement associée son corollaire, la responsabilité, à la fois personnelle et civique», estime le professeur Taboulet.

* De l’accouchement à l’IVG

Un autre décret concerne l’ouverture de la pratique de l’IVG médicamenteuse aux sages femmes, jusqu’ici réservée aux seuls médecins. L’objectif clairement avoué est de faciliter encore l’accès à l’IVG pour pallier aux départs en retraite de « médecins militants ». On sait en effet que les médecins avorteurs se démotivent rapidement (on les comprend). On assiste donc à une augmentation très importante de l’IVG médicamenteuses tardive avec toutes les conséquences psychologiques que cela provoque.

Rappelons qu’en France, le nombre officiel d’IVG (sans compter beaucoup d’IVG médicamenteuses) atteint des sommets : 230 000 (à comparer aux 780 000 naissances) alors qu’en Allemagne, il est de 100 000 environ.

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