Au sujet de la démission de Mgr Aupetit. Face à la rumeur, son avocat parle !

Une certaine presse continue de propager la rumeur d’une « liaison sexuelle » de l’ancien archevêque dans les années 2010, sans rien étayer (pas même la moindre date). Dans le Figaro, mis en ligne le 8 décembre, J-M Guénois revient sur l’affaire.


Au moment où le pape François expliquait, lundi 6 décembre, aux journalistes pourquoi il avait accepté la démission de Mgr Michel Aupetit, [celui-ci] déjeunait ouvertement avec l’une de ses conseillères, Lætitia Calmeyn, dans un restaurant de Viroflay. Repas suivi d’une promenade dans le bois de Meudon où… un photographe de Paris Match les immortalisait discrètement. Ce qui donne une photo de une de Paris Match de Mgr Aupetit, 70 ans, avec son «amie» assure l’hebdomadaire, à paraître ce jeudi 9 décembre. Avec ce titre : «pas de pardon pour l’archevêque de Paris, il aurait menti au pape». Six pages avec d’autres photos de cette promenade publique racontent que l’affaire reprochée à Mgr Aupetit, détonateur de sa démission, en cacherait une autre : une «liaison» avec «Lætitia Calmeyn», 46 ans, théologienne, vierge consacrée…
Paris Match titre même l’article «Mgr Aupetit, perdu par amour» et assure que l’archevêque «aurait menti par omission sur ses liaisons féminines» au pape – qui détesterait le «mensonge» – en «passant sous silence» sa «proximité» avec cette théologienne. Mais dans la soirée de mercredi 8 décembre, Maitre Jean Reinhart, avocat de Mgr Aupetit, a rétorqué :

«Mgr Aupetit dément avec force des allégations mensongères et déplore vigoureusement les insinuations malveillantes contenues dans cette publication». Il reproche notamment le «procédé» de «prise de photos avec téléobjectif pour suggérer une relation». Ce qui «procède de méthodes calomnieuses et nauséabondes». Il assure qu’il y sera répondu «point par point» et que des «poursuites judiciaires adéquates» seront lancées.


L’hypothèse d’une liaison «cachée» est difficile à soutenir en effet : l’existence dans l’entourage de Mgr Aupetit de Lætitia Calmeyn n’est même pas de l’ordre d’un secret de polichinelle. Tout le monde dans le diocèse de Paris, prêtres et laïcs engagés, la connaît comme étant l’une des conseillères de choix de l’archevêque. Ce qui lui vaut des ennemis.
Elle est très appréciée des uns mais repoussées par d’autres qui lui prêtent trop d’influence sur l’archevêque, ou jalousée précisément pour cela. Un certain milieu clérical cède souvent à cette tentation qui plus est, face à une femme qui acquiert un pouvoir certain ou de l’autorité intellectuelle. En tout état de cause, cette femme fait objectivement et publiquement partie du paysage ordinaire de l’évêché où elle est membre de différentes commissions, professeur au collège des Bernardins.
Rien de «caché» donc, à tout le moins sur le plan factuel et objectivement vérifiable. Des témoins rapportent d’ailleurs que l’archevêque de Paris s’énervait souvent que l’on dise qu’il y aurait davantage entre eux qu’une simple relation de travail. Encore tout récemment : «je ne peux pas avoir une réunion ou faire deux pas avec Lætitia Calmeyn, se plaignait-il, sans que des gens pensent à mal».
[…]
Sur le fond de l’affaire, dans l’avion, le pape avait expliqué, lundi, avoir accepté la démission de Mgr Aupetit pour une raison essentielle : les «commérages» qui avaient, en l’espèce, «détruit la réputation d’une personne qui ne pourra plus gouverner parce qu’elle a perdu sa réputation». Le pape avait aussi évoqué – mais en assurant que ce n’était pas la raison de sa décision d’accepter la démission de l’archevêque de Paris – des «manquements» au «sixième commandement» («tu ne commettras pas l’adultère»). À savoir : «non un manquement total mais des petites caresses et massages qu’il faisait à sa secrétaire, voilà l’accusation ! ».
Il est à noter que dans la version définitive et officielle de cette conférence de presse, publiée le 7 décembre, par le Vatican, la phrase «qu’il faisait à sa secrétaire» a été retirée. De fait, la secrétaire de Mgr Aupetit n’a jamais été impliquée dans ce genre de situation. Elle est trouvée personnellement très choquée de se voir ainsi publiquement accusée par le pape. C’est une erreur de François. D’où la rectification de la version finale de l’interview.

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