Bilan de 10 ans d’actions gouvernementales de déstabilisation de la famille. II. Les mesures sociétales.

Après une première partie consacrée à la confusion entre politique familiale et politique sociale, nous abordons les mesures sociétales qui ont contribué à destabiliser la famille.

Loin d’être mesurée, la loi Taubira de 2013 entendait changer la définition du mariage et permettre l’adoption par des couples de même sexe : il s’agissait de ringardiser la famille naturelle fondée sur l’union homme/femme.

Depuis ce coup de butoir, les mesures législatives n’ont pas changé d’orientation. Ainsi depuis 2 ans, les priorités de nos gouvernements de gauche n’ont pas évolué.
La loi sur la PMA pour toutes et sur la double filiation maternelle a été promulguée le 2 aout 2021 sans tenir aucun compte des souhaits des Français exprimés lors des « Etats Généraux de la bioéthique ».
Dans la loi « confortant le respect des principes de la République » (votée le 24 aout 2021), la mesure la plus visible est la quasi-interdiction d’ici 2 ans de faire l’enseignement en famille à domicile.
La loi du 1 février 2022 sur les thérapies de conversion pénalise « les propos répétés visant à modifier ou à réprimer l’orientation ou l’identité de genre, vraie ou supposée, d’une personne ». Bien que « l’identité de genre » ne soit pas définie juridiquement, seront considérés comme délinquants ceux qui contrecarrent le projet de leur enfant de se lancer dans « une transition de genre » : une épée de Damoclès sur la tête des parents.
La loi Limon du 21 février 2022 visant supprimer toute action en France des oeuvres agréés d’adoption obligera toute personne voulant accoucher sous X à passer par les fourches caudines des services de l’Etat.
La loi Vignal du 24 février 2022 qui met en place une procédure simplifiée permet à tout majeur de changer de nom, c’est-à-dire de passer du nom paternel au nom de sa mère. On est bien dans la logique de « lutte contre le patriarcat » et donc de l’effacement du père.
La loi Gaillot promulguée le 3 mars 2022 permet l’allongement du délai légal pour avorter et la facilitation de l’avortement médicamenteux (au mépris de la santé des femmes).
Conséquences.
Avec l’accumulation de mesures anti-famille, on ne peut donc pas être surpris que nos concitoyens aspirent moins à porter l’avenir d’un enfant et à se marier. On assiste à un effondrement du nombre de mariages par rapport aux années 2000, lequel est désormais inférieur au nombre de PACS. De même la natalité française a brusquement chuté : le taux de fécondité depuis 4 ans se situe en dessous de 1,83 enfants/femme alors qu’il était voisin de 2 il y a 20 ans. N’en soyons pas surpris : certes nos concitoyens ne font pas des enfants pour « toucher des allocs’ », mais la politique familiale est un marqueur de la confiance en l’avenir.
La délégitimation de la famille naturelle et la vision libertaire et instantanéiste de la famille portée par monde politico-médiatique déstabilise toute la société.

On en voit les conséquences dans le refus de l’engagement des jeunes adultes ; ainsi que dans l’augmentation du nombre de familles monoparentales et donc des familles souffrant de difficultés financières et sociales.
Il est urgent de remettre la famille et ses valeurs au centre du pacte républicain.

Pour le texte complet, en 2 pages, de cette tribune et de la précédente destinées à un argumentaire pour les législatives de juin 2022, cliquez ICI.

Une réflexion au sujet de « Bilan de 10 ans d’actions gouvernementales de déstabilisation de la famille. II. Les mesures sociétales. »

  1. Je souscris pleinement à votre analyse et j’en tiendrai le plus grand compte dans mon bulletin Dimanche.

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