Modèles de lettre aux parlementaires sur la loi dite bioéthique

Pour un député plutôt LaREM.

Madame la députée,

Je me permets de vous interpeler sur la loi dite de bioéthique. Outre les questions de l’utilisation des embryons sur-numéraires comme matériau de laboratoire jusqu’au 14-ème jour, ce qui inquiète beaucoup toutes les familles, c’est la question de l’extension de la PMA : c’est-à-dire une « double filiation maternelle » fondée sur un acte notarié et un refus délibéré de toute paternité.
Comme vous le savez, dans son rapport publié le 21 septembre, l’Académie Nationale de Médecine a soulevé des réserves liées aux conséquences sur les enfants issus de cette technique. Selon l’Académie, « la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure qui n’est pas sans risques pour le développement psychologique et l’épanouissement de l’enfant ». Celle-ci ne peut en aucun cas être comparé – contrairement à ce qu’a pu dire Madame Buzyn – à l’absence de père dans les familles monoparentales ; laquelle provient des aléas de la vie, sans qu’il y ait eu volonté d’évacuer le père délibérément avant la naissance. L’Académie écrit aussi que « pour la première fois, [l’on] permettra à deux femmes d’être les deux mères d’un même enfant. Pourtant, l’existence de deux mots distincts, père et mère, signifie que l’un ne peut se substituer à l’autre, car le rôle des mères et des pères ne sont pas équivalents ».

On peut en effet imaginer les conséquences psychologiques sur l’enfant : une vérité arbitraire lui sera imposée qui lui fera croire qu’il a deux mères interchangeables, mais après ce discours pendant sa petite enfance, il faudra lui dire qu’il existe un donneur de sperme (qui a eu un certain rôle !). Le bien de l’enfant sera anéanti par le « droit à l’enfant » donné aux deux mères : où est le principe de précaution prôné par ailleurs par notre société ?

Et en suivant cette logique du droit à l’enfant, il est clair que dans 5 ou 6 ans, nous aurons droit à la GPA : c’est une duplicité que d’affirmer le contraire.
.
Je suis convaincu que vous ne désirez pas que notre pays accepte cet esclavage des mères porteuses, ni la filiation assujettie à un contrat notarié. C’est pourquoi, je vous prie de bien mesurer les aspects néfastes de ce texte et de voter contre celui-ci.

Je vous prie d’agréer …

pour un député plutôt LR

Monsieur le député,

Je me permets de vous interpeler sur la loi dite de bioéthique. Outre la question de l’utilisation des embryons sur-numéraires comme matériau de laboratoire jusqu’au 14-ème jour, c’est la PMA sans père qui inquiète la majorité des Français. car il s’agit d’organiser une « double filiation maternelle ». Ce qui constitue, comme le dit Madame Belloubet, une « révolution dans le droit de la filiation ».
Ceci est le fruit d’un rouleau compresseur dont il est utile de rappeler l’histoire. Il y eut en 1999 la loi sur le PACS pour les homosexuels (préparé par de nombreuses campagnes de presse). Cette loi permit de relancer de nouvelles et longues campagnes pour « l’homoparentalité » (cf. la Une de L’Express sur ce thème fin 1999), l’adhésion à l’adoption par des couples gay passa ainsi de 33% à 57 % entre 1996 et 2011. Vint ensuite la loi Taubira qui fut un point de rupture majeur, puis de nouvelles campagnes médiatiques pour une loi sur la « double filiation maternelle ». Dès l’adoption de celle-ci, les médias reprendront la promotion de la GPA déjà commencée (cf. la Une de Paris-Match en octobre 2018 consacrée aux pionniers de ces contrats iniques).
Ce rouleau compresseur est mû par l’idéologie libertaire. Une injonction est faite à la société de satisfaire les droits de tous les individus s’estimant discriminés ou brimés, la seule limite à la satisfaction de ces revendications étant d’affirmer que « l’on n’empiète pas sur la liberté de l’autre ». Mais ce slogan est en fait interprété de la façon la plus laxiste possible, car on ne s’embarrasse pas de la liberté de ceux qui ne s’expriment pas : l’enfant ou le plus faible. Leur protection qui était la marque du Droit en France devient anecdotique. C’est le triomphe de la loi du plus fort, imposée par le lobby le mieux introduit dans les médias.
Et tous les moyens sont bons, même les discours mensongers : l’enfant sera la victime du mensonge de l’Etat : une vérité arbitraire lui sera imposée qui lui fera croire qu’il a deux mères interchangeables. Mensonge enfin de la part de la majorité parlementaire de faire croire que la PMA sans père ne conduira pas à la GPA. De la part des promoteurs de cette loi, c’est une évidente duplicité que d’affirmer qu’ils refusent la GPA.
Mensonge aussi dans l’emploi du vocabulaire -l’emploi de l’adjectif bioéthique dans l’intitulé de la loi est mensonger (c’est une loi sur la filiation). Tromperie dans les méthodes des instituts de sondages ; ainsi dans celui de l’IFOP (du 12/9/19 à la demande de SudRadio), il était demandé si l’on était d’accord « pour que les couples de femmes désirant un enfant puissent avoir recours à l’insémination artificielle (ce qu’on appelle aussi la PMA) » et on occultait l’objet de la loi – la double filiation – et le fait qu’il existe une insémination artificielle artisanale qui n’a aucun rapport avec la PMA.

Il sera impossible de demander que « les lois religieuses ne prévalent pas sur les lois de la République » si ces dernières sont fondées sur le mensonge. C’est pourquoi, je vous demande vous opposer fermement à ce projet délétère. Je vous prie …

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