Gilets jaunes, PMA sans père et élections européennes

Dans les soubresauts politiques que nous connaissons, beaucoup de fébrilité apparaît dans la majorité actuelle. Ainsi, parmi les nouveaux clercs, une médiatique secrétaire d’Etat vient nous dire – le 10 décembre – qu’il ne faut pas décorréler la frustration des « gilets jaunes » avec la question de « l’égalité femmes/hommes ». Puis d’ajouter immédiatement qu’il y a des sujets qu’il est interdit d’évoquer : « Tous ceux qui appellent à la haine, à la haine envers les femmes, qui tiennent des propos homophobes, racistes, antisémites … leur place n’est pas dans le débat public » (et elle les menace de poursuite judiciaire). L’amalgame concernant « les propos homophobes » renvoie clairement à l’extension de la PMA aux couples de lesbiennes, ce dont le français des ronds-points ne voit pas le bien-fondé.

Cette réaction ministérielle est symptomatique de la peur de voir passer au second plan dans les futurs mois la question (capitale pour ces clercs déconnectés du réel) de l’autorisation de la double filiation maternelle.
On observe que sur ce sujet, de nombreux élus baissent les bras face aux puissants lobbies exigeant le vote de cette loi : à quoi bon s’y opposer en France puisqu’il suffit d’aller en Espagne ou en Belgique pour satisfaire son « droit à l’enfant » !
Mais ne nous y trompons pas, cet état d’esprit du moins-disant légal et éthique est dangereux pour la cohésion de l’Europe !

Dans la fébrilité présente, la perspective des élections européennes n’est pas absente. Et on note que

  •  la manipulation des règles de filiation va conduire à la négation de l’identité culturelle de l’Europe (rappelons que depuis 5 siècles, chaque enfant doit être inscrit sur des registres officiels avec les noms de son père et de sa mère)
  • l’extension de la PMA entrainera inéluctablement l’autorisation de la GPA en France ; ce qui a été bien souligné par Jean Leonetti dès cet été (mais même à l’intérieur de son camp des députés et responsables font semblant de l’oublier).

C’est la même logique qui prévaut pour la GPA et la PMA ; les lois doivent être adaptées pour que de nouveaux « droits » puissent répondre aux désirs exprimés par chaque minorité « en souffrance » et pour que l’individu puisse bénéficier de toutes les possibilités techniques sans être entravé par des « préjugés moraux ».

Les questions de filiation ne sont pas étrangères aux préoccupations européennes à cause de l’imbrication de nos systèmes juridiques (des débats houleux ont déjà eu lieu au sein du Parlement au sujet de la GPA). Ce n’est pas en baissant la garde au niveau national que l’on avancera vers l’objectif du bien commun au niveau européen.
Il faut exiger des candidats aux européennes d’avoir une position claire sur la question « PMA / GPA » s’ils veulent être crédibles.

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